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500 vélos pour la Paix dans le Nord de l'Ouganda
2009-04-29

Source: PNUD

Le PNUD a lancé la campagne 'Vélo pour la paix' comme partie de son engagement pour le recouvrement de la paix, de la sécurité et rétablissement parmi les communautés du Nord de Ouganda, visant à appuyer et élargir la contribution des femmes au processus de paix.

La campagne, qui coûte près de 80 000 dollars, est une partie du Projet Violence sexuelle et équilibre de genre (SGBV), qui vise à apporter la paix et la sécurité au travers de l'appui aux travaux de construction de la paix des femmes au Nord de l'Ouganda. Le PNUD a distribué au total 516 vélos aux femmes dans quatre districts: Pader (156), Kitgum (150), Lira (110) et Gulu (100).

M. Athman Kakiva, le Représentant résident du PNUD en charge des opérations, qui a offert la première serie de vélos aux groupes de femmes lors d'une cérémonies séparée à Kitgum et Pader le 30 Juillet 2008, a déclaré que la paix durable exige une participation totale des femmes à toutes les étapes du processus de paix.

"Les femmes sont remarquablement aptes et innovatrices dans la prévention des conflits et la reconciliation dans cette région", a déclaré M. Kakiva.

Mme. Rukia Isanga Nakadama, Ministre d'Etat du genre et de la culture, qui présidait la cérémonie, a encouragé les hommes à appuyer les femmes dans ce projet, car les vélos vont être utiles pour toute les communautés. Elle a appellé à faire attention à la consommation abusive de l'alcool, ce qui a été cité parmi les causes majeures de SGBV.

Mme Nakadama a réclamé l'approche du PNUD à l'assistance au rétablissement, qui recommande de bâtir sur les forces et ressources des communautés affectées et leur leadership en vue de leur permettre de faire eux-mêmes des interventions. Elle a déclaré qu'une telle approche permet aux bénéficiaires de s'approprier et rendre durabel le processus de rétablissement et de développement.

Les chefs de gouvernement local à Kitgum et Pader ont apprécié le projet et ont déclaré que la venue des 'Vélos pour le paix' sont à point nommé au moment où les personnes délocalisées vers les camps rentraient chez eux. Ils ont déclaré que le conflit a negativement affecté la population dans le Nord de l'Ouganda et que à la suite du traumatisme et la pauvreté répendue, plusieurs hommes se sont adonnés à l'alcool, qui contribue aux SGBV et la violence domestique.

"La violence sexuelle était rempante dans les camps, où quelques personnes vivaient depuis plus d'une decennie" a déclaré M. John Komakech Ogwok, Président du district de kitgum. "Mais tout le monde devrait maintenant en faire sa responsabilité afin de garder jalousement la sécurité acquise afin que les gens puissent rentrer chez exu dans la paix et vivre une vie normale".

M. Charles Otai, Chef Officier adminisytratif principal du district de Pader, a déclaré que plusieurs femmes étaient victimes de violence sexuelle et domestique, et etaient vulnérables au Vih/Sida. Il a appellé de toute urgence les bénéficiaires du projet 'vélos pour la paix' à être de vrais avocats de changement et de développement de la région.

Le Commissionnaire de résidants du district de Pader, Lt. Santos Okot Lapolo, a déclaré que la justice et les institutions légales étaient absents dans les zones de retour dans le Nord. En plus, les victimes des violences de genre m'ont souvent pas de preuve devant la court, donc les gens ont tendance à se confier à la justice traditionnelle au travers de leur clan, qui pourraient avoir des limites. Le Projet 'Vélos pour la paix' contribuera alors à la réduction des cas de SGBV dans les communautés en aidant les femmes à mobiliser les communautés à la prévention des conflits sexuels et violents.

Sous le programme SGBV du PNUD, plus de 700 femmes, ainsi que les conseillers locaux et leaders des quatre districts, ont reçu une formation à la construction de la paix, la négotiation et la résolution des conflits et des aptitudes à prévenir toute forme de violences, en particulier celle contre les femmes et filles. Cependant, elles ne sont pas toujours totalement à même de faire leur travail au sein des communautés en raison des difficultés à atteindre certaines zones. La plus part des routes de la zone où les gens se sont reintallés sont dans des conditions physiques très pauvres après des années de négligence et où elles ont été réhabilitées, les femmes ne peuvent pas rapidement couvrir les longues distances à pied.

Les vélos aideront les groupes de femmes à atteindre les populations rurales dispercées par des moyens qu'elles peuvent s'offir et entretenir. Tous les bénéficiaires ont été formées à la réparation et l'entretien des vélos, et ces aptitudes aideront à accroître la durée de vie des vélos, tout en offrant également à ces femmes des moyens pratiques de gagner de l'argent.

Source Originale :  http://undpuganda.digitalvision.co.ke/news/98

 


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